mercredi 13 mai 2009

Pèle-mêle "oragien"

Fantaisie poétique
Ma turbulente vie passée,
M'oblige aujourd'hui à apprendre à me reposer.
Alors voilà un mercredi tout offert,
Avec rien d'autre à faire...

Allongée sur mon lit,
Sous mes plumes à l'abri,
J'écoute tomber la pluie,
Et l'orage grondé.
A mes côtés, le chat apeuré,
Qui, par mes caresses, se met à ronronner.

Une heure...
Peu à peu, le clapotis de l'eau s'efface,
Pour laisser, aux sifflements d'oiseaux, place.
A nouveau, il fait beau...

Les joies de l'étourderie !
Cela fait dix minutes que je m'émerveille de l'orage, de la pluie ;
La fenêtre de ma chambre ouverte sur ce tumulte.
Une fraction de pensée-réalité...
Les vitres de la voiture !....
Zut, j'ai perdu les clés ! Mais où sont-elles ?
Qu'en ai-je fait ce matin en arrivant ?
Pas le temps de chercher, vite les doubles !
(heureusement, je savais où ils étaient ;-)
Un imper, des chaussures... Trop tard, les sièges sont trempés !!!
A quoi bon s'énerver, ça va sécher !
Mieux vaut en rigoler, je conduirai les fesses mouillées ;-)

P.-S. les clés étaient au fond d'un sac... bizarre !

Curiosité naturelle
Comment font-elles, les petites bestioles à ailes, pour voler sous la pluie battante ?

Réflexion d'enfant
Il devait être drôlement fâché le Bon Dieu aujourd'hui !

lundi 11 mai 2009

Conversation entre anges...

Deux mois auparavant, ils étaient sous d'autres cieux ; et voilà que deux anges se rencontrent, au "hasard" d'une rue de la "Cité des Étoiles". Ils ne peuvent cacher leur joie de se retrouver. Ils conversent longuement sur leur vie d'humain.
L'un demande à l'autre enthousiasmé par son projet :
"Quand comptes-tu t'occuper de toi, quand vas-tu regarder autour de toi ?"

Le deuxième ange, un peu surpris par sa question, lui répondit :
"Lorsque je regarde autour de moi, je vois beaucoup de laideur et lorsque je vois ou entrevois une certaine beauté, celle-ci m'est inaccessible.
Alors que faire ?
Regarder cette beauté s'échapper et n'avoir que la laideur !
Si je ne peux caresser la beauté, je préfère ne plus regarder."
Et l'ange, peiné par sa réponse, s'envola...

samedi 9 mai 2009

Visiteurs indésirables

Vous connaissiez les "spams", les "pourriels", tous ces messages que vous ne désirez pas et qui pourtant envahissent vos boites, inondent vos poubelles virtuelles.
Et bien figurez-vous que maintenant, il y a les "invisiteurs", les visiteurs indésirables !

Deux individus se sont emparés de cette adresse, de façon honteuse et peu avouable, et sont venus fouiner dans mon intimité, à la recherche de preuves infamantes et accusatrices...

A ces "invisiteurs", je souhaite la bienvenue dans un monde d'images venues de mon cœur, de mots venus de mon âme.
Errez tant qu'il vous plaira, pourvu que lorsque vous cliquerez pour fermer cette fenêtre, vous n'ayez juste vu que la sensibilité d'un être comme les autres, aimant la vie et sa douceur, son apprentissage et ses douleurs.

Bien à vous C et N...

dimanche 3 mai 2009

Maïs en boite

Ne me dites pas que vous ne vous êtes jamais demandés comment le maïs faisait pour arriver dans une petite boite en métal.
Et bien, voilà le secret !
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le maïs et sa petite boite...

bien au chaud dans mon cocon...


samedi 2 mai 2009

8 : 30
Je ne suis pas décidée à affronter la vie,
Je me fais un café, puis retourne me coucher,
Ouverture de la boite à pensées....

Mon regard se perd dans le vert.
Contemplation soudain interrompue par une pensée comète ! Elle a laissé sur son passage des poussières-pensées !
Je les suis et... je bascule !

Un petit oiseau, aidé de messagers, a déposé dans ma boite messagère, un petit paquet. Perdu entre les diverses enveloppes, je l'examine, je m'interroge. Qui a pu m'envoyer un cadeau ?!
Je rentre vite dans mon château, à l'abri des regards, de la vie, et décachète cet étrange petit paquet. Le mystère, la curiosité animent mes mains fébriles.
C'est par un jour d'avril que Noël m'était redonné !
Je souris, j'avais oublié !
Deux petits livres attendaient patiemment, dans leur enveloppe douce et matelassée, mon retour, attendaient patiemment que je daigne m'intéresser à mon cube métallique.

Les mots du petit oiseau allaient courir entre mes mains, s'offrir à mon regard. J'allais pouvoir toucher la finesse de ses pensées, me réjouir de sa magie et m'émouvoir à la douceur de son cœur.

Mais le temps m'avala, me retenant prisonnière dans sa spirale infernale ; m'entrainant dans sa course folle et m'interdisant le moindre havre de paix. Cependant les mots de l'oiseau m'accompagnaient travers les airs, bravaient les turbulences de ciel clair blottis au fond de la besace ; telle une arme pour vaincre Chronos.
Au petit oiseau, je laissais ce message : "Il faut que je trouve cinq minutes pour me poser et m'arrêter !" Mais comment faire, dans cette course effrénée ?!

8 : 35
Après mon café, les mots du petit oiseau,
Sur mon nuage, se sont invités,
Entre mes doigts se sont glissés.
Entre larmes et sourires, m'ont émue, ils m'ont touchée.
La douceur d'une aïeule, de Mémé...
Je l'avais oubliée, ma Mémé...
Et je l'ai retrouvée !

Ce petit coquelicot que j'aime, parce que fleur tant aimée, d'un être que j'ai tant aimé, le voir m'y faire penser.
Son apparente solitude, comme si elle était mienne. Le cœur de ce pauvre homme que je pleurs tous les jours...

Lorsque j'ai reposé, sur le table de chevet, les mots de ce bel oiseau, une larme est venue rencontrer un sourire, une pensée s'est envolée pour le féliciter.
Merci !

Mes émotions se sont trouvées dans ses pages, au bout de cette ligne...
Psitt ! Cliquer sur les trois petits points pour suivre ma pensée ;-)

mercredi 29 avril 2009

Une nouvelle recrue !

Tous les matins de mon monde...

Je me lève et je me bouscule,
Je ne me réveille pas comme d'habitude.
Dans l'noir, je marche à taton,
Et je trébuche, comme d'habitude.
Je baille, dix fois je m'étire,
Je tire les rideaux, j'ouvre la fenêtre,
Je suis éblouie,
Mais là tu m'attends comme d'habitude...


Je te remercie toi mon bel arbre de m'accueillir dans cette vie tous les matins.
C'est pour cela que tu es les matins de mon monde...

Je vous dédie cette fantaisie, puissiez-vous avoir un petit bonheur matinal qui illumine votre journée.
Quand j'ai un petit coup de "mou", je viens le voir, je le trouve tellement beau, il m'émerveille tant qu'il me regonfle jusqu'au matin suivant...

lundi 27 avril 2009

Il neige des flocons de douceur,
Qui brillent dans le soleil,
Et me chatouillent le nez...

dimanche 26 avril 2009

Le ciel buissonnier...

De guerre lasse,
J'ai déposé les ailes.
Aujourd'hui, j'ai désobéi !

jeudi 23 avril 2009

Chers "Instantiens",
Pardonnez cette absence involontaire !

Un jour, alors que je m'étais décorporé par erreur,
Je fus happé par un vortex laborieux.
En ce même instant, mon moi électronique tombait dans le coma.
Quelle étrange mésaventure !

Aujourd'hui, je ne puis revenir que timidement !
Cependant, je vous remercie pour vos présences,
Qui me sont toujours douces et porteuses de petits bonheurs.

Bien à vous...

mardi 21 avril 2009

Le temps court, file,
On est déjà fin avril !
Il y a un mois, on célébrait l'arrivée du printemps,
Mais qu'ai-je fait de tout ce temps ?

Les oiseaux chantent, c'est le matin !
A peine me suis-je retournée...
Qu'il n'y a plus de bruit, c'est la nuit !
Mais que se passe-t-il ?
Je me réveille... il ne neige plus !
Les arbres sont en feuilles...
Dans quel continuum espace-temps suis-je passée ?

Alors, ce matin, j'ai décidé de prendre mon temps, avant de repartir en cavale !
Et je suis partie à la rencontre de la vie...

perle d'ancolie naissante

les amarres du garde-manger

la cachette des lutins...

le soleil au fond du prè


le vortex bleu


le dernier arrivé...


les reines du jardin

mercredi 8 avril 2009

La régle d'or

Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse...

Cette simple maxime, je la respecte, je l'aime, je la vis...
Et ça me va bien !

Cependant, il est des gens peu scrupuleux, qui l'oublient...
Si la loi des hommes ne punit pas tout,
La loi divine ne les oublie pas,
Corrige tôt ou tard les déconvenues causées par ces écarts !

Il était une fois...
Un ange qui avait mal à l'âme.
On lui enseigna un guide. On lui en disait grand bien. Aussi, il alla trouver ce guide et lui confia ce que il avait de plus cher, sa vie, son âme.
Les semaines passèrent, sa confiance en ce guide croissait lentement. Quelque chose la retenait ainsi que son amitié. Mais il se disait qu'étant un ange timide, il était normal de ne pas accorder tout cela trop vite.
Les mois passèrent, et sa confiance ne se laissait pas faire.
La vie suivait son cours et lui offrit un peu d'amour. Cet amour lui était interdit, parce qu'adultère. Que de souffrance, que de tristesse.

Il fit part de cette idylle, lui racontant l'Amour, la passion qui l'animaient. Ses yeux pétillaient de bonheur, son âme soudain devenait plus légère. Mais il n'en fut pas de même pour le guide qui se transforma pour quelques secondes en une furie. Il devint laid. La douceur disparut de son visage, son sourire s'effaça pour laisser place à un rictus machiavélique, son regard se fit accusateur et sans pitié. Un éclat malveillant déchira l'atmosphère et en cet instant la colère tomba.
L'orage passé, le guide avait retrouvé sa douce apparence. Il lui fit une leçon de morale que l'ange comprit fort bien, mais qui peut aller à l'encontre de sentiments aussi forts que beaux ?!

Les semaines passèrent, le guide était de moins en moins serein, et ses traits se métamorphosaient à mesure de leurs rencontres. Sa véhémence lassa l'ange et il décidait de prendre un peu de distance afin de mettre de l'ordre dans son âme de façon plus personnelle.
Ainsi, prenant son courage à deux mains, il lui annonça sa décision.
Oh tonnerre... Il finit de déchaîner les foudres...
On ne défiait pas le guide sur son territoire. On ne s'opposait pas à son jugement, car lui seul semblait connaître la vérité, il seul avait la connaissance du vrai et du faux.
La furie bondit alors toutes paroles blessantes dehors.
En quelques semaines, l'ange allait devenir un paria. D'un être angélique, il devenait un être manipulateur, un monstre profiteur et sans scrupule. La furie radia l'ange de l'Ordre de ceux qui veulent le bien de leur âme, colportait dans la contrée de sombres hérésies, à qui voulait bien l'entendre et il y avait preneurs. Les ragots font toujours le bonheur.

L'ange se sentit humilié. Humilié d'avoir fait confiance et être ainsi bafoué. Il n'osait plus se montrer de peur qu'on lui crache des injures, qu'on lui jette de mauvais regards. Il était à la fois en colère et profondément peiné.
Il voulut se venger, mais ce n'était pas digne d'un ange. Il pensa écrire un épître, alors son protecteur l'en dissuada, cela ne ferait que décupler les forces de la furie, que la sagesse était le silence.
Ce fut dur pour lui qui savait être vif parfois. Il se résigna.
Il pensa à ce qui lui était supérieur et sa pensée soudain s'apaisa.
Il pensa à cette justice divine, un mythe pour les hommes, mais une réalité pour les anges.
Une petite voix vint étouffer sa dernière colère, il eut un léger sourire.

Moralité de cette petite histoire...
De faire du mal, il en revient que du mal. On finit toujours par payer et parfois de tristes façons.
Alors soyez bons

samedi 4 avril 2009

Petite mort

L'heure est venue !
Le marchand de sable est passé,
Bonne nuit les petits, Pompompompom...
S'étendre dans la douceur,
Se couvrir de chaleur,
Happé par le matelas, s'enfoncer dans la "moelleure",
Glisser dans la torpeur,
Courir dans les Vignes du Seigneur,
Et enfin, tomber dans les plus beaux bras...

Ah ! Dormir.....

Éteindre le générateur,
Retrouver le calme des instants premiers,
Des instants où le tout n'était rien...

3 heures plus tard...
Hé ! Qui a remis le générateur en marche ?!!!!!!
2:00
Ma nuit s'est dissolue, envolée, écourtée, terminée,
Par une remise en fonction intempestive de... mon inconscient, non !
C'est sûrement un satellite qui passe tous les jours à la même heure et dont les ondes perturbent mon sommeil !

Commencent alors...
Les longues heures d'errance "matelassiennes",
Aux multiples mises en plis "couettiennes",
Aux nombreux combats "oreilliens".
Trouver la meilleure position, à plat ventre, sur le dos, variante, sur le dos les jambes croisées en tailleur, non sur le flanc gauche une main sur l'épaule, non l'autre sens, sur le flanc droit c'est sûrement mieux, un peu de musique zen.
Oh, un verre de lait, pourquoi pas ?!...

4:00, 7:00, 10:00 même combat !
Se lever... éreintée, épuisée, lessivée,
Et pourtant toute la journée, assumer !

Par quel mauvais sort,
Ne puis-je pas vivre cette petite mort ?!

mercredi 1 avril 2009

Conte Zen

Renki était un éléphant sauvage, que l'on captura à l'âge de trois ans.
Une robe gris clair sans défaut, les défenses longues, minces et pointues, des oreilles en forme triangulaire parfaite, un beau mâle que son maître, un marchand d'éléphants dressés, espérait vendre un bon prix au seigneur du royaume.

On attacha Renki à un piquet au bout d'une corde très solide. Le jeune éléphant se mit à se débattre avec énergie, avec furie, il ruait piétinait sauvagement la terre sous ses lourdes pattes, barrissait à fendre l'âme. Mais le piquet était bien enfoncé, et la corde épaisse. Renki ne pouvait se débarrasser ni de l'un ni de l'autre. Alors il entra en rage désespérée, mordant l'air, levant la trompe, barrissant lamentablement vers le ciel. Il s'épuisait en efforts et en cris.

Quand brusquement un matin, Renki se calma, il ne tira plus sur la corde, ne maltraita plus le sol de ses quatre pattes, ne fit plus trembler le voisinage de ses barrissements.
Alors le maître le détacha.
Il put aller d'un endroit à l'autre, portant un baril d'eau, saluant chacun, rendant service à la communauté.
Il fut heureux et libre.

Ta pensée est comme un éléphant sauvage, dit le vieux maître à son disciple.
Elle prend peur, saute en tous sens, et barrit aux quatre vents.
Ton « attention» est la corde, et « l'objet choisi de ta méditation », le piquet enfoncé dans le sol.
Calme ta pensée, apprivoise-la, maîtrise-la, et tu connaîtras le secret de la vraie liberté.