Vous aurez sans aucun doute remarqué que je brille par une grande absence, ici et là et je m'en excuse !
Mais j'ai constaté, ces derniers temps, dans mes trop rares balades blogiennes, que d'autres que moi, ont été avalé par la clepsydre infernale de notre nouvelle ère...
De-ci, de-là, je lis les excuses pour les absences à venir, pour les suspensions d'expressions bloguesques !
Même mon père (humain), ce non-philosophe, cherche les explications de cette fuite temporelle !
Que se passe-t-il ?
Pour ma part, un bout d'explication !
Je change de paradis !!!!
Lorsque on est ange au paradis, il n'y a pas de formalité administratives et autres. Mais lorsque l'on est ange sur terre, on ne peut échapper aux règles terriennes, aux règles humaines et à cette multitude de formalités...
Et puis la vie d'ange parmi les humains oblige à avoir la même vie !
Donc à faire des cartons !!!!
Puis, la vie d'ange sur terre implique de ressentir les douleurs des hommes....
Alors le tout en un... ne me laisse que peu de temps !
J'espère pouvoir remettre un peu d'ordre et de frein dans cette vie infernale et fuyante...
A très vite !
Merci pour vos visites.
Je vous embrasse chers Instantiens.
mardi 8 juin 2010
mercredi 2 juin 2010
mardi 1 juin 2010
Hommage...

Mon cœur pleure,
Ma "Grande Famille" souffre.
On ne vous oubliera jamais.
Ma "Grande Famille" souffre.
On ne vous oubliera jamais.
à mes collègues et leurs proches
dimanche 23 mai 2010
mardi 18 mai 2010
ma quotidienne : Pure potentialité

Le sage védique dit :
« Je suis le potentiel incommensurable de tout ce qui a été, est et sera.
Mes désirs sont telles des graines laissées dans le sol : elles attendent la bonne saison et se métamorphosent alors d'elles-mêmes en fleurs ravissantes, en arbres majestueux, en jardins enchantés et en forêts merveilleuses. »
[ D. Chopra ]
samedi 8 mai 2010
lundi 26 avril 2010
Tableau d'honneur - bis...
Il y a quelque temps de cela, je vous faisais part d'une belle action menée par mon amie Françoise (québécoise de son état ;-) ) et à l'origine du "Club Bio" (voir article)
http://angelsjazz.blogspot.com/2009/12/tableau-dhonneur.html
Le temps a passé, et le succès va grandissant.
Aujourd'hui, elle, ils ont leur blog...
Je vous invite à le visiter, à vous y inscrire si le cœur vous en dit, afin recevoir de bons conseils, de bonnes recettes...
Gourmands, à vos claviers ;-)
http://clubbio.blogspot.com/
Merci pour eux !
Longue vie au club et vive ma Françoise !!!!!
http://angelsjazz.blogspot.com/2009/12/tableau-dhonneur.html
Le temps a passé, et le succès va grandissant.
Aujourd'hui, elle, ils ont leur blog...
Je vous invite à le visiter, à vous y inscrire si le cœur vous en dit, afin recevoir de bons conseils, de bonnes recettes...
Gourmands, à vos claviers ;-)
http://clubbio.blogspot.com/
Merci pour eux !
Longue vie au club et vive ma Françoise !!!!!
Lilac wine
Découvrez la playlist jeff buckley avec Jeff Buckley
I lost myself on a cool damp night
Gave myself in that misty light
Was hypnotized by a strange delight
Under a lilac tree
I made wine from the lilac tree
Put my heart in its recipe
It makes me see what I want to see...
And be what I want to be
When I think more than I want to think
Do things I never should do
I drink much more that I ought to drink
Because I brings me back you...
Lilac wine is sweet and heady, like my love
Lilac wine, I feel unsteady, like my love
Listen to me... I cannot see clearly
Isn't that she coming to me nearly here?
Lilac wine is sweet and heady where's my love?
Lilac wine, I feel unsteady, where's my love?
Listen to me, why is everything so hazy?
Isn't that she, or am I just going crazy, dear?
Lilac Wine, I feel unready for my love...
I feel unready for my love...
samedi 24 avril 2010
mercredi 14 avril 2010
un mercredi soir sur terre...

Ivre...
De peine aussi...
Explosent ma poitrine, mon corps, mon âme...
J'écoute, en silence, mon cœur se fendre et éclater en mille morceaux...
Morceaux éparses se répandant dans l'espace d'une infinie tristesse ,
L'univers, à côté, n'est qu'un mouchoir de poche...
Mon cœur foudroyé en plein vol, en plein bonheur,
Sa magique légèreté broyée par un ouragan d'incompréhension !
J'entends Sa voix muette murmurée ma défaite,
Maudite vie à deux temps !
Ma moitié se meurt, se détache, m'abandonne...
J'ai perdu mon âme sœur
Mon équilibre s'envole...
samedi 10 avril 2010
jeudi 8 avril 2010
dimanche 28 mars 2010
Le chemin du coeur, pas après l'autre
A l'attention des Instantiens, veuillez lire "Chemin du coeur, premier pas" avant ce texte pour plus de compréhension...
... La femme aux oiseaux avait promis de veiller sur elle. La petite poussière partit de nouveau à la rencontre des belles étoiles qui illuminaient le ciel. C'est le cœur en paix et empli d'espoir, qu'elle allait passer de longues heures à écouter leur silence. Leur lueur lui enseignait la patience, la droiture, la loyauté.
Avec beaucoup d'émotion, elle frappa trois grands coups. Il n'y eut pas de réponse. Elle patienta paisiblement, c'est alors qu'une lueur perça la nuit stellaire. Rougissante, la petite poussière balbutia timidement :
« J’ai fait tout ce chemin depuis des années pour vous trouver. Aujourd'hui, c'est le cœur pur, que je sollicite toute votre bienveillance à me recevoir. »
« Entrez, je vais annoncer votre arrivée. Nous vous attendions ! »
La petite poussière resta un long moment seule, puis l'étoile revint en souriant, lui demandant de la suivre. Elle arriva dans une pièce baignée de lumière étincelante et fut éblouie.
Alors de sa grosse voix, du Maître Soleil se fit entendre dans tout l'univers.
« Que veux-tu petite poussière ?»
« Je voudrais devenir une étoile. »
« Vraiment ! »
Impressionnée, la petite poussière baissa les yeux au sol et sentit la chaleur envahir ses joues, puis il reprit :
« Recevoir la lumière, c’est mourir. Recevoir la lumière, c’est éclairer le monde, c'est guider l'Humanité. C’est une lourde responsabilité, te crois-tu digne cela ? »
« Je le serais si vous me reconnaissez comme telle. », répondit la petite poussière.
Cette réponse plut beaucoup au Maître Soleil, puis regarda l'assemblée pour l'approbation et déclara :
« Qu'il en soit ainsi ! Mais avant cela, je voudrais te poser une question !
Sais-tu, petite poussière, que la lumière est déjà en toi ! »
Elle répondit par un sourire. Sa naissance, ses années d'errance lui avaient fait comprendre qu'elle était différente des autres. Cette différence était cette lumière cachée au fond elle, malgré la noirceur de sa vie, elle brillait, et ne demandait juste qu'à s'exprimer !
... La femme aux oiseaux avait promis de veiller sur elle. La petite poussière partit de nouveau à la rencontre des belles étoiles qui illuminaient le ciel. C'est le cœur en paix et empli d'espoir, qu'elle allait passer de longues heures à écouter leur silence. Leur lueur lui enseignait la patience, la droiture, la loyauté.
Beaucoup de temps passa, lorsqu'un jour la porte des étoiles lui apparut.
Les longues heures de silence mêlées, de réflexion l'avaient menée au devant de ce qu'elle souhaitait le plus au fond de son cœur.Avec beaucoup d'émotion, elle frappa trois grands coups. Il n'y eut pas de réponse. Elle patienta paisiblement, c'est alors qu'une lueur perça la nuit stellaire. Rougissante, la petite poussière balbutia timidement :
« J’ai fait tout ce chemin depuis des années pour vous trouver. Aujourd'hui, c'est le cœur pur, que je sollicite toute votre bienveillance à me recevoir. »
« Entrez, je vais annoncer votre arrivée. Nous vous attendions ! »
La petite poussière resta un long moment seule, puis l'étoile revint en souriant, lui demandant de la suivre. Elle arriva dans une pièce baignée de lumière étincelante et fut éblouie.
Alors de sa grosse voix, du Maître Soleil se fit entendre dans tout l'univers.
« Que veux-tu petite poussière ?»
« Je voudrais devenir une étoile. »
« Vraiment ! »
Impressionnée, la petite poussière baissa les yeux au sol et sentit la chaleur envahir ses joues, puis il reprit :
« Recevoir la lumière, c’est mourir. Recevoir la lumière, c’est éclairer le monde, c'est guider l'Humanité. C’est une lourde responsabilité, te crois-tu digne cela ? »
« Je le serais si vous me reconnaissez comme telle. », répondit la petite poussière.
Cette réponse plut beaucoup au Maître Soleil, puis regarda l'assemblée pour l'approbation et déclara :
« Qu'il en soit ainsi ! Mais avant cela, je voudrais te poser une question !
Sais-tu, petite poussière, que la lumière est déjà en toi ! »
Elle répondit par un sourire. Sa naissance, ses années d'errance lui avaient fait comprendre qu'elle était différente des autres. Cette différence était cette lumière cachée au fond elle, malgré la noirceur de sa vie, elle brillait, et ne demandait juste qu'à s'exprimer !
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Le chemin du coeur, premier pas
Il était une fois, une poussière qui cheminait dans l’obscurité...
Cette pauvre petite poussière était née dans d'atroces conditions, il y a quelques décennies de cela. Elle avait vu le jour en Pologne, en plein cœur de l’hiver, dans un camp que l’on appelait à l’époque, de concentration…
Au début, elle n’était qu’une cendre comme les autres, ou presque. Son âme était lourde, emplie de cris, de peur, de douleurs, mais son cœur lui était pur et aimant. Elle était née de la souffrance humaine, la portait en elle, la vivait et ne souhaitait plus la vivre un seul instant.
Un jour, elle décida de s'élancer dans les airs et de se laisser porter aux grès des vents. Les autres la regardèrent s'envoler et prises d'effroi, elles lui clamèrent sa folie, mais rien n'y fit. Elle s'élança de plus belle et se perdit dans des années d’errance venteuse, avec le précieux espoir de perdre ses origines et de devenir poussière, mais pas n'importe quelle poussière, non une poussière d'étoile...
Malgré toute la violence de sa naissance, elle rêvait de devenir une étoile !
Son errance n'avait de fin. Elle allait de ci-de-là dans le ciel à la rencontre des étoiles, vers les plus belles, vers celles qui illuminaient le ciel et posait inlassablement et timidement la même question :
« Excusez-moi belles étoiles du ciel, comment fait-on pour devenir une étoile ? »
Bien souvent les belles étoiles du ciel se tournaient vers elle ; puis souriaient de la voir si triste dans son habit de poussière. Devant leur insondable silence, la petite poussière continuait son voyage céleste.
Un jour, lassée de ces silences, elle décida de voler dans le ciel des hommes. Peut-être serait-elle plus chanceuse ?! Peut-être que quelqu’un répondrait à sa question ?!
Elle s’était assoupie sur les bords d’une rivière, le clapotis de l’eau l’avait apaisée, lorsqu'elle croisa le premier humain, un petit marchand de chocolats.
Il s’approcha de sa petite mine bien triste en lui tendant un chocolat. Elle lui fit non de la tête.
« Comment, tu refuses mon chocolat ? D’ordinaire les gens tristes le prennent sans rechigner et s’en réjouissent, pourquoi pas toi ? Que veux-tu d’autre, le chocolat c’est bon ?! », dit-il en allant s’assoir déçu.
Alors timidement la petite poussière lui dit :
« Je veux savoir comment on devient une étoile, Monsieur ».
« Oh !!!! Quelle question ! Heu ! Tu sais, je crois que c’est un peu compliqué. Tu dois prouver que tu es digne d’être une étoile. Il te faudra aussi être forte et courageuse. »
« Mais où dois-je me aller pour devenir une étoile ? », lui répondit-elle, ravie d'entendre quelqu'un satisfaire sa curiosité !
« Et bien, laisse moi réfléchir… Je ne suis plus très sûr, mais je me souviens que les poussières doivent se présenter à la porte des étoiles et taper trois fois, enfin quelque chose comme ça ! »
« Mais où se trouve cette porte, aidez moi, s’il vous plait ! »
« Heu ! Je suis désolé, je ne me souviens plus ! Mais, vas voir le Maître des Chiffres, il te le dira lui, c’est un savant personnage. Pour le trouver, suis le chemin de fer en direction de ouest et arrête toi à la place ronde, il viendra te chercher. »
Elle ne perdit pas une seconde et partit vers ouest comme le lui avait dit le petit marchand de chocolats. Elle allait à contre vent, cela lui était pénible et difficile, mais elle ne reculerait devant rien pour parvenir à son rêve. Le Maître des Chiffres allait l’aider !
Comme il le lui fut dit, le Maître des Chiffres l’attendait sur la place ronde. Il était grand, très grand, mais son doux regard ôta toute inquiétude. Sa voix bienveillante vint rompre le silence de la rencontre.
« On m’a dit que tu désirais me voir, afin que je t’enseigne le chemin de la porte des étoiles ! Mais je ne peux t’aider, seule la femme aux oiseaux pourra te le dire. Je vais la prévenir de ton arrivée. Pars vers le sud et aies foi en ton âme ! Si tu dois devenir une étoile, alors tu deviendras une étoile, le temps n’a d’importance. »
Elle ne se laissa pas le temps d'être déçue par la réponse du Maître de Chiffres et partit aussitôt en direction du sud, afin de trouver la femme aux oiseaux.
Elle aussi l’attendait. Elle l’accueillit à bras ouverts comme accueille une amie que l’on n’a pas vu depuis des années. Tout était doux chez elle, ses gestes, sa voix, son regard. La poussière n’en croyait pas ses yeux, il y avait des oiseaux par centaines, de toutes couleurs, se baignant dans une fontaine, picorant dans ses mains, perchés sur les arbres et chantants.
D’une douce voix, la femme aux oiseaux lui dit :
« Pour commencer, devenir une étoile, c’est être digne de recevoir la lumière. Devenir une étoile, c'est être digne de recevoir la connaissance puis être digne de guider les Hommes.
Je vais te donner un conseil petite poussière. Fais le tour de la terre, rencontre de belles étoiles qui t'ouvriront leur cœur et écoute ce qu'elles ont à dire. Ensuite si tu le désires toujours, trouve la porte de étoiles et lorsque tu l’auras trouvée, tape trois grands coups. Alors une étoile t’ouvrira, et tu seras reçue par le Maître soleil ! La porte est difficile à trouver, car elle n'est pas visible, seul ton cœur pur la trouvera si tu en es digne. »
La femme aux oiseaux parla ainsi pendant des heures. La petite poussière buvait ses paroles. A entendre ses dires, elle comprit que les étoiles ne pouvaient entendre sa demande, car il n'y avait pas de demande à faire. Seul un cœur pur souhaitait en silence et seul un cœur pur ouvrait la porte des étoiles. Le silence était l'humilité de sa demande. Le silence était le sésame de la porte.
Elle allait devoir être patiente, très patiente. Remplie d'espoir, elle reprit le chemin céleste.
Cette pauvre petite poussière était née dans d'atroces conditions, il y a quelques décennies de cela. Elle avait vu le jour en Pologne, en plein cœur de l’hiver, dans un camp que l’on appelait à l’époque, de concentration…
Au début, elle n’était qu’une cendre comme les autres, ou presque. Son âme était lourde, emplie de cris, de peur, de douleurs, mais son cœur lui était pur et aimant. Elle était née de la souffrance humaine, la portait en elle, la vivait et ne souhaitait plus la vivre un seul instant.
Un jour, elle décida de s'élancer dans les airs et de se laisser porter aux grès des vents. Les autres la regardèrent s'envoler et prises d'effroi, elles lui clamèrent sa folie, mais rien n'y fit. Elle s'élança de plus belle et se perdit dans des années d’errance venteuse, avec le précieux espoir de perdre ses origines et de devenir poussière, mais pas n'importe quelle poussière, non une poussière d'étoile...
Malgré toute la violence de sa naissance, elle rêvait de devenir une étoile !
Son errance n'avait de fin. Elle allait de ci-de-là dans le ciel à la rencontre des étoiles, vers les plus belles, vers celles qui illuminaient le ciel et posait inlassablement et timidement la même question :
« Excusez-moi belles étoiles du ciel, comment fait-on pour devenir une étoile ? »
Bien souvent les belles étoiles du ciel se tournaient vers elle ; puis souriaient de la voir si triste dans son habit de poussière. Devant leur insondable silence, la petite poussière continuait son voyage céleste.
Un jour, lassée de ces silences, elle décida de voler dans le ciel des hommes. Peut-être serait-elle plus chanceuse ?! Peut-être que quelqu’un répondrait à sa question ?!
Elle s’était assoupie sur les bords d’une rivière, le clapotis de l’eau l’avait apaisée, lorsqu'elle croisa le premier humain, un petit marchand de chocolats.
Il s’approcha de sa petite mine bien triste en lui tendant un chocolat. Elle lui fit non de la tête.
« Comment, tu refuses mon chocolat ? D’ordinaire les gens tristes le prennent sans rechigner et s’en réjouissent, pourquoi pas toi ? Que veux-tu d’autre, le chocolat c’est bon ?! », dit-il en allant s’assoir déçu.
Alors timidement la petite poussière lui dit :
« Je veux savoir comment on devient une étoile, Monsieur ».
« Oh !!!! Quelle question ! Heu ! Tu sais, je crois que c’est un peu compliqué. Tu dois prouver que tu es digne d’être une étoile. Il te faudra aussi être forte et courageuse. »
« Mais où dois-je me aller pour devenir une étoile ? », lui répondit-elle, ravie d'entendre quelqu'un satisfaire sa curiosité !
« Et bien, laisse moi réfléchir… Je ne suis plus très sûr, mais je me souviens que les poussières doivent se présenter à la porte des étoiles et taper trois fois, enfin quelque chose comme ça ! »
« Mais où se trouve cette porte, aidez moi, s’il vous plait ! »
« Heu ! Je suis désolé, je ne me souviens plus ! Mais, vas voir le Maître des Chiffres, il te le dira lui, c’est un savant personnage. Pour le trouver, suis le chemin de fer en direction de ouest et arrête toi à la place ronde, il viendra te chercher. »
Elle ne perdit pas une seconde et partit vers ouest comme le lui avait dit le petit marchand de chocolats. Elle allait à contre vent, cela lui était pénible et difficile, mais elle ne reculerait devant rien pour parvenir à son rêve. Le Maître des Chiffres allait l’aider !
Comme il le lui fut dit, le Maître des Chiffres l’attendait sur la place ronde. Il était grand, très grand, mais son doux regard ôta toute inquiétude. Sa voix bienveillante vint rompre le silence de la rencontre.
« On m’a dit que tu désirais me voir, afin que je t’enseigne le chemin de la porte des étoiles ! Mais je ne peux t’aider, seule la femme aux oiseaux pourra te le dire. Je vais la prévenir de ton arrivée. Pars vers le sud et aies foi en ton âme ! Si tu dois devenir une étoile, alors tu deviendras une étoile, le temps n’a d’importance. »
Elle ne se laissa pas le temps d'être déçue par la réponse du Maître de Chiffres et partit aussitôt en direction du sud, afin de trouver la femme aux oiseaux.
Elle aussi l’attendait. Elle l’accueillit à bras ouverts comme accueille une amie que l’on n’a pas vu depuis des années. Tout était doux chez elle, ses gestes, sa voix, son regard. La poussière n’en croyait pas ses yeux, il y avait des oiseaux par centaines, de toutes couleurs, se baignant dans une fontaine, picorant dans ses mains, perchés sur les arbres et chantants.
D’une douce voix, la femme aux oiseaux lui dit :
« Pour commencer, devenir une étoile, c’est être digne de recevoir la lumière. Devenir une étoile, c'est être digne de recevoir la connaissance puis être digne de guider les Hommes.
Je vais te donner un conseil petite poussière. Fais le tour de la terre, rencontre de belles étoiles qui t'ouvriront leur cœur et écoute ce qu'elles ont à dire. Ensuite si tu le désires toujours, trouve la porte de étoiles et lorsque tu l’auras trouvée, tape trois grands coups. Alors une étoile t’ouvrira, et tu seras reçue par le Maître soleil ! La porte est difficile à trouver, car elle n'est pas visible, seul ton cœur pur la trouvera si tu en es digne. »
La femme aux oiseaux parla ainsi pendant des heures. La petite poussière buvait ses paroles. A entendre ses dires, elle comprit que les étoiles ne pouvaient entendre sa demande, car il n'y avait pas de demande à faire. Seul un cœur pur souhaitait en silence et seul un cœur pur ouvrait la porte des étoiles. Le silence était l'humilité de sa demande. Le silence était le sésame de la porte.
Elle allait devoir être patiente, très patiente. Remplie d'espoir, elle reprit le chemin céleste.
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